Mieux comprendre ce qu’est l’empathie

Que veut vraiment dire être empathique?

L’empathie c’est à la fois comprendre le point de vue de l’autre (empathie cognitive) et ce qu’il ressent (empathie émotionnelle). Etre empathique signifie donc être capable de se mettre à la place d’autruit en comprenant et respectant son ressentit. On est alors en mesure d’identifier les émotions et sentiments de l’autre sans pour autant les ressentir soi-même mais en faisant la démarche volontaire de faire abstraction de soi. Il sera alors possible d’agir en conséquences et en toute objectivité.

Comment la différencier de la sympathie et de la compassion?

  1. Attention à ne pas la confondre avec la sympathie qui est quand à elle le fait de ressentir les émotions de l’autre de telle sorte qu’on en perd sa propre identité au niveau émotionnel. Une personne qui éprouve de la sympathie pour quelqu’un, fusionne avec l’émotion de l’autre à tel point qu’il réagira comme s’il s’agissait de lui-même et ne sera alors pas en mesure de porter un jugement objectif. Il se sentira autant touché que la personne qui est directement concernée. La fonction de la sympathie est de créer des liens affectifs, de partager ses émotions, d’établir des solidarités.
  2. La Compassion se rapproche beaucoup de la sympathie mais n’existe que devant le sentiment négatif tel que la souffrance. C’est un sentiment qui porte à reconnaître et à prendre part à la douleur d’autrui.

Notre cerveau est pré-disposé à ce que nous réagissions de façon empathique au vécu d’autrui, et ce grâce aux fameuses neurones miroirs. L’empathie, contrairement à la sympathie qui est spontanée (attirance ou rejet), est une pratique relationnelle qui pourrait alors s’enseigner et s’apprendre. C’est l’empathie qui nous rend tolérants et bienveillants. Elle fait partie des caractéristiques fondamentales de l’homme et de sa capacité à vivre ensemble.

L’empathie chez les enfants

Dès tout petit nos enfants peuvent prendre conscience de l’effet négatif ou positif que peuvent avoir leurs actions.

– Avant 1 an les neurones miroirs jouent déjà un rôle important. Votre enfant tâchera de vous imiter si vous lui souriez. A partir de 6 mois il commence à distinguer différentes expressions sur notre visage comme la tristesse ou la joie.

– Entre 12 et 18 mois, il comprend petit à petit ce qu’autrui ressent. Il ira parfois jusqu’à aller réconforter un enfant ou un adulte qui peut paraître triste. Avez vous déjà simulé une fausse tristesse face à un petit bout? Qu’elle est sa réaction? Il accourt vers vous pour vous faire un câlin ou tout autre geste tendre.

– Entre 18 mois et 3 ans votre enfant est en mesure de venir vous aider, et ce spontanément, s’il vous voit dans une situation qui peut paraître compliquée pour vous. Malgré tout leur cerveau n’étant pas encore assez mature il n’est pas encore tout à fait capable de se mettre à la place de l’autre et il aura toujours beaucoup de difficultés à gérer ses émotions.

En incitant votre enfant à avoir des gestes attentionnés envers les autres, vous l’aidez à développer son empathie.

N’oubliez pas l’enfant apprend tout d’abord par immitation. Mettez toujours des mots sur les différentes émotions qui peuvent le traverser, faites preuvent d’empathie dans les situations qu’il vit et invite-le à en faire de même dans les situations qui ne le touche pas directement (lorsqu’il est par exemple témoin d’une scène où un autre enfant pleure). Je vous invite, si vous ne l’avez pas encore lu, à télécharger mon ebook gratuit ici qui vous aidera à travers différents exemples à mettre tout ceci en pratique.

 

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